Le beffroi

    Thuin  

       
Notger Remparts Collégiale Place du Chapitre Carillon Cité médiévale        
Historique
+/- 972 Premier beffroi - vers 972 - Notger fait construire une enceinte - Tour Notger - Sera détruit en 1408 - Othée
13è s Deuxième beffroi - à l'intérieur de l'enceinte - pas de traces
1638 Troisième beffroi - construit par l'administarion communale - contigu à la Collégiale
1662 Tempête - Une partie de la toiture s'abat sur la nef de la Collégiale
1750 Risques d'éboulement
1754-1755 Consolidation par l'architecte Chermanne- Tour renforcée - La paix revenue, aspect moins militaire
1794 Révolution française - Le beffroi échappe à la confiscation, du fait des ses fonctions administratives / civiles
1918 Quelques boulets de canons endommagent quelque peu le beffroi
Fonctions
  • symbole de la puissance et de la prospérité de la ville
  • symbole des libertés de la ville - lieu de conservation des chartes et des archives communales
  • campanile d'observation (guerre, incendie, danger, ...
  • rythme la vie des citoyens
Beffroi - clocher
 
 
Le beffroi, dont les origines remontent au Moyen Âge, à l'époque du plus grand essor de la ville. Il figure, depuis 1999, au patrimoine mondial de l'UNESCO
 

Le beffroi
Au 12è siècle, Thuin acquiert son autonomie communale et se dote des institutions caractéristiques. Un marché et des foires annuelles sont organisés. La physionomie de la Ville Haute se dessine clairement.
Le premier beffroi de Thuin est rasé en 1408. Il n'est autre que la tour dite Notger qui se situait à l'intérieur de la deuxième enceinte de la place forte élevée au XIIIe siècle. Un deuxième beffroi, plus symbolique que stratégique, visible sur d'anciennes gravures, a surmonté les halles et l'hôtel de ville qui se situaient près de l'ancien château.
En juillet 1638, l'administration communale décide de construire un nouveau beffroi pour renforcer la défense de la ville, soumise depuis plusieurs années à des incursions de troupes étrangères. Une élévation à soixante mètres de hauteur permettra de surveiller les plateaux environnants et de prendre des dispositions rapides en cas de danger.
Les deux bourgmestres de l'époque, Pierre le Tassier et Nicolas de Bruxelles, achètent un terrain contigu à la collégiale du Chapitre et font bâtir en peu de temps (moins d'un an), une tour à l'aspect de donjon casquée d'un campanile d'observation flanquée de quatre tourelles d'angle. L'ancien clocher de l'église est sans doute abattu à cette occasion. Les chanoines auront accès à la nouvelle tour uniquement pour l'usage des cloches annonçant les offices religieux. Tous les frais de construction, d'entretien, de personnel, ont toujours été à charge de la Ville: il s'agit donc d'abord et avant tout d'un édifice civil que les comptes communaux appellent «la tour».
La hâte avec laquelle ce beffroi a été élevé est sans doute la cause de certains vices de construction.
En 1662, une tempête abat une partie de sa toiture sur la nef de l'église et, vers 1750, ce sont les épaisses murailles qui risquent d'éclater.
Un architecte thudinien, Jean-Baptiste Chermanne, donne une nouvelle vie au monument par une restauration radicale qui dure deux ans, en 1754 et 1755, et consolide définitivement l'édifice. La tour est renforcée et recouverte de pavés tandis que la toiture, la paix étant revenue, prend un aspect moins militaire qu'on lui connaît encore aujourd'hui.
Ce beffroi, étant communal, échappe à la confiscation lors de la Révolution française mais l'église des chanoines, qui est achetée par l'administration communale pour être transformée en hôtel de ville, sera, vu son délabrement, finalement abattue en 1811. Son emplacement occupera la nouvelle place publique, appelée place Napoléon.
En août 1918, les quelques boulets de canons allemands visant le drapeau tricolore qui narguait l'envahisseur, ne pourront entamer sa constitution colossale.
Désormais, il rythme l'existence des Thudiniens qui lui ont toujours manifesté beaucoup d'affection. Depuis 2004, il a entamé une nouvelle vie en se dévoilant au public.

 

Le campanaire
L'ensemble campanaire de Thuin est original en ce sens que le carillon est placé au sommet de la tour, un peu en dessous de la charpente et qu'il est difficilement accessible. Les cloches sont suspendues dans le vide.
Le beffroi comporte 37 cloches de carillon (sur 3 poutres superposées et doublées), 2 cloches de volée (sous le carillon) et 8 cloches exposées dans la salle du musée. C'est le seul endroit de Belgique qui comporte des cloches de l'artisan fondeur André Voegelé.
Elles sont la raison d'être du beffroi qui a été construit avant tout pour porter ces messagères soucieuses d'avertir la population des événements heureux ou malheureux qui jalonnent le quotidien : les fêtes civiles ou religieuses, les offices, le glas, le trépas, le tocsin pour les incendies ou faits de guerre. Il y avait au départ une douzaine de petites cloches à frapper pour le carillon et six ou sept grosses cloches de volée, à balancer.
Certaines ont disparu au cours des siècles, d'autres ont résisté aux réquisitions des envahisseurs lors des guerres successives. MARIA et PAULA qui sont là depuis 1766 ont été épargnées sans doute à cause de leur poids et de leurs dimensions (respectivement 2500 kg et 1250 kg).
En 1794, le carillon a disparu et a été remplacé en 193 7. 25 cloches ont pu être achetées (40 à 350 kg) grâce au dévouement d'un dynamique comité et à la générosité de la population et de quelques familles thudiniennes. Il a fallu attendre 1975 pour entendre à nouveau chanter le carillon, électrifié cette fois, pour marquer les heures et les demi-heures par des airs ; l'horloge mettait en branle les notes du carillon.
En 2004, lors de la rénovation du beffroi, 27 cloches ont été descendues et emmenées pour subir une sérieuse remise en forme : les deux doyennes, en Bavière, pour de profondes consolidations et les vingt-cinq cadettes à Strasbourg. Quinze d'entre elles ont conservé leur nom. Dix ont dû être remplacées, elles s'appellent «THUIN» (une est dénommée plus particulièrement «VILLE DE THUIN») et sont marquées des initiales de l' Abbaye Bénédictine de MARIA LAACH et du fondeur André VOGELE. Contrôlées, calibrées, accordées, elles ont alors été rendues délicatement à leur tour.
Notre tour possède deux grosses « volantes » qui se balancent et donnent un son puissant et variable en rythme selon le format. Les 25 cloches du carillon, contrairement aux deux « volantes », sont fixées sur des châssis de bois. Elles sont frappées de l'intérieur par le battant qui se termine par une masse de fer en forme de poire. Les formes de l'instrument et des alliages différents donnent ce timbre particulier.
Un mécanisme relie ce battant au clavier dont chaque touche commande une cloche. A la différence d'un piano, vu la dimension, l'instrumentiste joue plus avec ses poings qu'avec le bout de ses doigts. Ces actions manuelles permettent de jouer aussi bien en puissance qu'en nuances.
Les écritures mentionnées sur les cloches, ce sont les épigraphies, les rinceaux, ce sont les décorations répétitives apportées sur les cloches.

 
Le beffroi en général www.beffrois.com
 

En France et en Belgique, il y a 54 beffrois (23 dans le Nord de la France, 24 en Flandre et 7 en Wallonie, dont Thuin, Binche et Charleroi).
Leur pérennité témoigne de la volonté des villes à assumer leur destin. Troisième tour du paysage urbain (avec le clocher et le donjon), le beffroi représentait le pouvoir des échevins. Si l'une des caractéristiques principales du beffroi est d'abriter la ou les cloches communales, diverses fonctions ont été accueillies par ces tours : chambre échevinale, salle du trésor, salle des chartes, prison, salle de garde, tour de guet, 
Au fil des siècles, le beffroi est devenu le symbole de la puissance et de la prospérité des communes. Les beffrois et les chartes des villes moyenâgeuses ont la même origine : l'obtention de privilèges accordés par le prince. Durant l'époque féodale, les seigneurs, qu'ils soient comte de Hainaut, comte de Flandre, comte d'Artois ou duc de Brabant, favorisent le développement des villes anciennes mais aussi la création de villes nouvelles dans leurs principautés. Le développement des cités assure une certaine prospérité économique à nos régions et par là aux seigneurs qui les gouvernent. Le prince favorise cette éclosion de villes en leur accordant des privilèges tels que la suppression ou l'assouplissement de certains droits et impôts féodaux. Ces privilèges sont inscrits dans les chartes garantissant les libertés communales. La permission d'ériger un beffroi communal va de pair avec l'octroi de ces facilités.
Le beffroi, en tant que symbole des libertés communales, devient souvent le lieu principal de conservation des chartes et des archives communales.
Ils ont gardé leur rôle citoyen depuis les origines. Rien dans l'histoire n'a pu permettre leur anéantissement total. Traversant le temps, détruits, brûlés, restaurés, rebâtis, déguisés, éclairés, illuminés ... leur longévité se justifie aussi et surtout par la volonté des citoyens de ne pas le perdre, voyant en lui le symbole de leur appartenance à une région. Et si la société humaine a subi de nombreuses mutations depuis l'époque médiévale, les beffrois gardent un impact considérable auprès des citoyens.
L'image et le rôle du beffroi paraissent quelquefois confus. Pourtant, les citoyens s'approprient cette tour, la rendant gardienne de leurs traditions. Les beffrois sont encore aujourd'hui l'élément essentiel des activités de la ville. Qu'on lance, du haut de ces édifices, des louches comme à Comines, des gâteaux comme à Armentières ou des fromages comme à Dunkerque, les beffrois sont les points de ralliement de tous les citoyens lors de ces festivités locales, vieilles de plusieurs siècles.
Son horloge rythme la vie des citoyens. Aujourd'hui encore, bien que chacun possède une montre ou un portable indiquant l'heure, qui n'a pas ce réflexe de lever les yeux vers l'horloge du beffroi ?
Au retour d'une excursion, il témoigne de l'approche d'un« chez soi» et sert de point de repère pour indiquer un chemin; autrefois il était le premier témoin de l'arrivée d'étrangers ou du retour de voyageurs. Visible de loin, il permet l'orientation, jouant le rôle de phare. C'est aussi là qu'on se donne rendez-vous car on sait qu'il occupe toujours une position centrale dans la ville, au cœur de la vie citadine.
Pour le citoyen, le beffroi est l'ambassadeur d'une image, partout présent dans la vie quotidienne, on le retrouve sur les timbres, les publicités, les logos touristiques et son nom habille les façades commerçantes. Il est un signe distinctif auquel nul ne peut échapper.
Les cloches sont le moyen de communication de masse par excellence. Se sont ainsi instaurés toute une série de codes destinés à avertir les citoyens des différents événements qui émaillent leur vie, que ces événements soient quotidiens ou exceptionnels. C'est dans le choix des cloches, la façon de les combiner et de les faire sonner que s'est alors forgé le langage municipal. Les échevins qui dirigeaient la ville prévenaient ainsi de leur réunion. La journée des ouvriers était réglée au son des cloches. En cas de danger comme les incendies ou invasions, c'est le tocsin qu'on sonnait. Les moments forts de la cité étaient annoncés par une sonnerie exceptionnelle.
Avec le développement de l'horlogerie monumentale, on commença à sonner systématiquement les heures. Le beffroi était l'édifice le plus indiqué pour rythmer la vie de la cité et c'est sans surprise qu'il fut très souvent muni d'une horloge raccordée à une cloche, puis à plusieurs. Pour que les auditeurs puissent bien percevoir le nombre de coups sonnés, il fallait éviter de les surprendre dans leur tâche. On imagina
alors de faire précéder la sonnerie des heures par une autre, au début sur des cloches de très petite taille. Entendant ce signal, le citoyen savait qu'il devait être attentif car on allait sonner l'heure. Au fil du temps, cette sonnerie d'appel fut remplacée par des mélodies sur plusieurs cloches, de plus en plus élaborées et variées. Alors que les sonneurs annonçaient initialement le signal en frappant directement les cloches avec un marteau, on développa un système de sonnerie au moyen d'un clavier relié aux cloches qui leur permit de jouer leur air en demeurant au même endroit. C'est alors un véritable instrument de musique qui est né et qui fut rapidement utilisé à de nouvelles fins, plus ludiques.
Dans la société d'aujourd'hui, les cloches et carillons, bien que gardant encore une série de telles fonctions utilitaires, n'en ont plus l'exclusivité. Ils gardent par contre celle de leur langage, dont la dimension historique, récréative et culturelle est indéniable.
Au moyen âge, seuls les maisons patriciennes et les bâtiments publics pouvaient être surmontés de girouettes. Tous les beffrois et la plupart des édifices communaux des Pays-Bas étaient ainsi couronnés. Ces girouettes étaient constituées de plaques métalliques pivotant sur une tige de fer. Elles étaient souvent dorées à la feuille. A ces girouettes, on pouvait associer des animaux ou monstres, censés protéger la ville. Il s'agit le plus souvent de dragons, de lions, de sirènes, ... Il peut s'agir aussi plus simplement de bannières dorées.
Outre ces éléments mobiles, la plupart des beffrois étaient surmontés de multiples épis métalliques dorés censés faire état de la puissance ou de la richesse de la ville.
Une caractéristique est récurrente pour tous nos beffrois : la verticalité, à la fois nécessaire et symbolique. Le beffroi doit être visible de loin et permet de découvrir l'horizon le plus lointain possible. L'horloge et les cloches qui signalent l'heure civile doivent également porter cette information le plus loin possible. Édifice civil, le beffroi a aussi vocation à rivaliser avec le clocher de l'église ou le donjon du château. Les beffrois wallons sont de deux types : isolés ou intégrés, mais dans les deux cas ils demeurent au cœur de la cité. Ils peuvent être intégrés à l'hôtel de ville, édifice public, ou à une halle, édifice à vocation commerciale.
Les origines diverses des beffrois vont déterminer leur situation et leur intégration ou leur isolement. Il peut s'agir d'une ancienne tour d'enceinte (Namur), d'une ancienne tour d'église (Gembloux ou Thuin). D'autres sont érigés dans le seul but de créer un beffroi intégré dès l'origine à un hôtel de Ville (Binche ou Charleroi) ou ont été voulus isolés au moment de leur construction (Mons).
Depuis toujours, l'Homme a été fasciné par la mesure du temps. Les jours solaires étant les seuls éléments de mesure disponibles dans la nature, ils ne permettaient pas, compte tenu de leur longueur variable, de satisfaire aux nécessités de la vie quotidienne. Bien que disposant du cadran solaire depuis bien longtemps pour diviser le jour en parties égales selon un repérage fixe établi en fonction des différentes positions du soleil, cet appareil restait inutile durant la nuit et par temps couvert. Afin de remédier à ces inconvénients, il a été nécessaire de recourir à des phénomènes physiques plus fiables pouvant être reproduits artificiellement. L'horloge mécanique monumentale dont l'existence est signalée depuis le XIIIème siècle, apporta la solution à ce problème. Malgré ses défauts, ce système permettait cependant l'avantage d'être indépendant de la lumière du soleil et permettait de diviser le jour en petites unités de temps.
Source : Tournai, le plus ancien beffroi de Belgique, monographie de Mireille Dujacquier et Alain Mouchard, éditions Tourisme et Culture, 2002

Type Longueur Largeur Hauteur Superficie Périmètre Profondeur Volume Inclinaison
Pente
beffroi

km

km m km2 km moyenne : m
maximale : m
km3  
Situation - Région Pays GPS / Lat - Long Altitude  
 

 

00° 00' 00" N - 00° 00' 00" E m  
Adresse web Mail Tél / Mobile  
 

 

     
Description
Destination actuelle  
Propriétaire actuel  
Destination initiale  
Propirétaire initial  
Propriétaire actuel  
Première mention  
Date de fondation  
Date de construction  
Date d'ouverture  
Région historique  
Rénovations  
Date de fermeture  
Type  
Style architectural  
Architecte  
Ingénieur  
Artiste  
Statut patrimonial
Unesco N° :
date : 1989
Classement
Patrimoine de Wallonie 1949
2003
Lieu  
Type d'excursion  
Lieu RV  
Heure RV  
Distance  
Durée  
A prévoir  
Nbre personnes  
Age  
Prix  
Visite
Visible
Photos    
     
Heures d'ouverture   Fermeture suppl
Hours:   Mardi - dimanche 11:00 - 18:00

Tickets: jusque  

   
    lundi mardi mercredi jeudi vendredi samedi dimanche    
Basse saison                    
Haute saison                    
Prix Entrée gratuite Paiement - Cartes acceptées
Adulte Adulte > 60 - 65 Etudiant Enfant Groupe  
         
Comment y aller ?
           
           
               
               
Connections                
 
Avions Trains Métros Trams Bus Minibus Trolley Transfer Voiture Location
Voiture
Taxi Safari Parking A pied Vélo Téléphérique
Funiculaire
Cheval Navigation
Itinéraire
Mode De   A     Distance Durée  
             
                 
Mode Lieu Prendre Jusque Vers Orientation Distance Durée  
                 
Services, facilités

Audioguide


Langues



Wifi

Photo - Vidéo

Shop

Consigne

Vestiaire

Cafetaria

ATM

Visite guidée
                      ₽
A proximité      
Musées, expositions Restaurants, Hôtels Parcs, promenades Divers
       
       
       
       
       
  A voir

 

   
   
     
  A faire

 

   
   
Type Caractéristiques Evaluation
   
                   
                   
Histoire
 
Contact - Nom Téléphone / gsm mail web note
info        
réservation        
office        
Sites web
     
     
₽