Thuin - Histoire

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Histoire de Thuin

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Périodes                  
         
Néolithique Celtes Gallo-Romains Carolingiens Principauté de Liège Période française Période hollandaise Royaume de Belgique    
        985 - 1795 1795-1815 1815 - 1830 1830 -    
                   
Personnalités importantes                  
   
  Notger Prince de Condé Charbonnier Guillaume Ier d'Orange Victor Vilain Rudice Dagnelies Chantier Michot général Marceau  
  Prince-Evêque de Liège Général Général Roi des Pays-Bas   Thudo      
  980 - 1008 1621-1686 1754-1833 1815-1840       Jourdan  
                 
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Evénements importants
Othée Siège de Thuin           Bataille de Charleroi    
1408 25 janvier 1654           23 août 1914    
  Prince de Condé                

Préhistoire
De nombreuses traces d'occupations préhistoriques sont présentes dans la commune et aux environs. 
Le territoire communal abrite notamment dans le bois du Grand Bon Dieu les restes d'un retranchement préhistorique qui a été réutilisé au Moyen Âge. Le lieu aurait été l'oppidum de la tribu des Nerviens.

Moyen Âge
Possession de la principauté de Liège depuis 889, dont elle devenait une des vingt-trois Bonnes Villes, la ville a suivi le destin de cette principauté tout au long de son histoire.
Située aux limites de la Principauté, la ville fut soumise à de nombreux sièges. Le prince-évêque Notger la fit fortifier au Xe siècle.
En 1048, Adalbert de Lorraine y fut tué par Godefroy II de Basse-Lotharingie, lors de la bataille de Thuin.
Les comtes de Hainaut s'en emparent en 1053, en 1298 et en 1408.

Temps modernes
En 1654, les troupes espagnoles, sous les ordres du prince de Condé, entreprennent le siège de la ville mais sans pouvoir concrétiser.

974 - Thuin, ville "liégeoise"

Construite en amont de l’abbaye de Lobbes, Thuin est une place forte établie sur la Sambre qui, par son appartenance à l’abbaye, relève du diocèse de Liège. En 974, lorsqu’Otton II doit intervenir pour mâter la révolte de ses vassaux du Hainaut, Thuin prend le parti de l’empereur. Après sa désignation à la tête de la principauté ecclésiastique de Liège, Notger prend l’initiative de fortifier Thuin et de l’entourer d’un rempart. Extrémité occidentale du diocèse, Thuin doit servir de protection face au comte de Hainaut et au roi de Francie occidentale.

Guerre franco-espagnole 1635-1659

 

15 janvier 1654 : Abandon du siège de Thuin par le prince de Condé

Après avoir tenté de faire obstacle à l’accession au trône de Louis XIV, le prince de Condé est contraint de fuir et rejoint les rangs espagnols (1652). Dès le printemps 1653, avec les soldats du duc de Lorraine, les hommes de Condé dévastent de nombreuses campagnes de la principauté de Liège. À la fin de l’année, le comte de Duras, à la tête de troupes « condéennes », entreprend le siège de Thuin, pendant une quinzaine de jours, sans parvenir à faire tomber la ville. Face à une sortie décidée, massive mais surtout téméraire des Thudiniens, les assiégeants sont contraints à la fuite. Le siège est abandonné le 15 (ou 25) janvier 1654. Dans ces conditions, la prise d’un canon à l’adversaire par les habitants de la cité symbolise l’exploit réalisé. Placé désormais sur les remparts de la ville, le Spantole, nom de la vieille bombarde (en espagnol espantoso – épouvantable), fait l’objet d’un hommage annuel particulier, le troisième dimanche de mai : avec le temps, la procession en l’honneur de saint Roch a pris l’allure d’une marche militaire. Cette marche de Saint-Roch fait partie des quinze marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse qui ont été reconnues en décembre 2012 comme chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’Unesco.
Pour sa résistance héroïque, la « bonne ville » de Thuin a bénéficié d’une ordonnance du prince-évêque de Liège confirmant et amplifiant les anciens privilèges remontant au 14 décembre 1373 : ainsi les droits de gabelle (droit sur le sel) purent être conservés par les Thudiniens pour l’entretien de leurs remparts ; le droit de porter l’épée fut également accordé.

Le Spantôle, ancienne pièce à feu en fer forgé qui trône dans la ville et qui a donné son nom à une spécialité pâtissière, aurait été capturé à cette occasion, mais l'objet est bien plus ancien.

Depuis cette date 1654, tous les ans, immanquablement le troisième dimanche de mai, s'y déroule une procession qui a pris plutôt l'allure d'une marche militaire en l'honneur de saint Roch. Parmi tous les uniformes portés par les participants, ce sont les uniformes des soldats du Premier Empire qui ont la faveur des marcheurs et du public.
Cette marche (Saint-Roch) fait partie des quinze marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse qui ont été reconnues en décembre 2012 comme chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'UNESCO. En 1675, les trogénéral marceauupes françaises occupent la ville jusqu'à la paix de Nimègue (1678).
C'est apparemment au cours de cette période (XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles) que la ville connut son âge d'or puisque c'est à ce moment que sont construits les édifices qui constituent la majeure partie du patrimoine architectural de la ville (ancien hôtel des postes, beffroi, maison espagnole, église Notre-Dame-du-Mont-Carmel, ancien couvent des oratoriens, extension de l'abbaye d'Aulne...).
Le 10 mai 1794, les troupes françaises du général Marceau s'emparèrent de la ville.

Époque contemporaine
De très violents combats s'y sont déroulés le 23 août 1914 (bataille de Charleroi), plus particulièrement à Gozée et à Biesme-sous-Thuin, lorsque la 5e armée française faillit se faire encercler par les Ire, IIe et IIIe armées allemandes.
Les régiments français qui, le 23 août 1914, ont combattu sur le territoire de la commune sont le 12e RI (Tarbes), le 18e RI (Pau), le 34e RI (Mont-de-Marsan), le 49e RI (Bayonne) et le 144e RI (Bordeaux).
Toutes ces unités faisaient partie du 18e Corps d'Armée (Bordeaux) qui constituait le flanc gauche de la 5e armée française et était placé sous les ordres du Général de Mas-Latrie.
Devant l'ampleur des pertes françaises — 983 soldats et officiers du seul 49e RI ont perdu la vie ce jour-là à Thuin —, le chef de la 5e armée, le général Lanrezac prit l'initiative — en désobéissant au généralissime Joffre — de faire reculer ses troupes. Cette désobéissance lui permit de sauver l'essentiel de ses forces et fut, de ce fait, l'une des raisons de la victoire de la Marne qui eut lieu quelques semaines plus tard.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, Thuin a été bombardé le 14 mai 1940 ainsi que les jours suivants, ce qui a entraîné un exode d'une très large partie de la population vers la France. Les Allemands entreront dans une ville presque déserte le 17 mai. Thuin sera libérée par les Alliés le 3 septembre 1944.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Thuin

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